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Premier ministre malga

Le 23 juin 2013, 08:35 dans Humeurs 0

Le Premier ministre Beriziky est devenu l'ostacle aux ambitions de Rajoelina.

Le Premier ministre Beriziky est devenu l'ostacle aux ambitions de Rajoelina. © AFP

Contre toute attente, le Premier ministre malgache, Jean Omer Beriziky, a pris la tête du front opposé à une candidature du président de la Transition, Andry Rajoelina.

C'est l'homme à abattre pour les partisans d'Andry Rajoelina. L'empêcheur de tourner en rond. « C'est Iznogoud, celui qui veut être calife à la place du calife », s'irrite un proche du président de la Transition, candidat contesté à l'élection présidentielle dont le premier tour vient d'être repoussé au 23 août.

Qui l'eût cru ? Le Premier ministre, Jean Omer Beriziky (62 ans), qui était encore un inconnu pour la majorité des Malgaches il y a deux ans, est aujourd'hui le principal obstacle aux ambitions de Rajoelina. « C'est lui qui a déclenché la révolte, estime Alain Tehindrazanarivelo, l'un des 41 candidats à l'élection. Son refus de participer au Conseil des ministres a précipité les choses. »

C'était le 29 mai. Un mercredi, jour traditionnellement réservé au Conseil des ministres que préside Rajoelina. Mais ce jour-là, quand la réunion débute à 15 heures, la salle du palais d'Iavoloha est à moitié vide. Au même moment, Beriziky préside au palais de Mahazoarivo un Conseil de gouvernement improvisé. D'habitude, c'est le mardi qu'il se tient. « Insubordination ! » dénonce l'entourage de Rajoelina.

Le lendemain, Beriziky explique qu'il ne reconnaît plus l'autorité de Rajoelina depuis que ce dernier a refusé de quitter la présidence, comme la loi électorale le lui imposait à compter du 27 mai. Selon cette loi, tout candidat occupant un poste au sein de la Transition doit démissionner soixante jours avant le scrutin. 

Menacé

Le même jour, Beriziky invite les forces armées et les chefs des institutions de la Transition dans son palais. Objectif : trouver une solution pour sortir de l'impasse. Comme la communauté internationale, il s'oppose à la candidature de Rajoelina, ainsi qu'à celles de Lalao Ravalomanana et de Didier Ratsiraka. Le 3 juin, à l'issue d'un conclave réunissant tout ce qui compte dans l'île (les forces armées, les chefs d'institutions et les entités politiques), sa position l'emporte. Il apparaît comme le nouvel homme fort, tandis que Rajoelina se sent plus que jamais menacé : il n'a plus aucun soutien à l'extérieur (même la France en a assez de son entêtement), et l'armée pourrait lui échapper. Mais trois jours plus tard, Beriziky fait marche arrière. Son gouvernement annonce le report du premier tour. La veille, la cour électorale spéciale avait maintenu les candidatures des trois « indésirables ». Volte-face ? Non, affirme-t-il à son entourage. C'est l'armée et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) qui lui auraient demandé de gagner du temps. « Sa position n'a pas c hangé d'un iota », assure un ami.

En prenant la tête du front du refus, le Premier ministre a surpris jusqu'à ses proches. « Il y a six mois, je ne l'en aurais pas cru capable, dit l'un d'eux. À l'époque, c'était un piètre politique. Mais la fonction l'a changé. » Historien reconverti à la diplomatie dans les années 1990 après avoir lutté aux côtés d'Albert Zafy pour faire tomber le président Ratsiraka, Beriziky n'avait jamais eu d'ambition politique avant que Rajoelina ne l'extirpe de Bruxelles, où il représentait son pays depuis seize ans, et ne le nomme à la primature en octobre 2011. Délicate cohabitation entre un président soucieux de tout contrôler et un Premier ministre ne cessant de clamer que son seul patron, c'est la feuille de route de sortie de crise. « Cette confrontation permanente lui a donné des ailes, indique un ami. Il a des ambitions aujourd'hui. Mais il a toujours été très clair : tant que la feuille de route est respectée, il ne sera pas candidat. »

Ces derniers temps, Beriziky aurait reçu des menaces. Mais il dispose d'une double assurance-vie : le soutien de la communauté internationale et le bataillon de sécurité de la primature, l'un des mieux armés du pays.

 

 

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Madagascar : Jean Omer Beriziky, l'empêcheur de tourner en rond | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

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Esclavage malgache

Le 23 juin 2013, 08:13 dans Humeurs 0

L'Indonésie a interdit l'envoi de domestiques en Arabie saoudite.

L'Indonésie a interdit l'envoi de domestiques en Arabie saoudite. © AFP

Les témoignages de jeunes femmes malgaches victimes d’abus sexuels et d’esclavage moderne en Arabie saoudite ou au Koweït se multiplient. Le rôle des autorités malgaches dans le scandale reste trouble.

Fatouma n’a ni chaussures ni vêtements propres lorsqu’elle pose les pieds sur le tarmac d’Ivato, l’aéroport d’Antananarivo, le 8 février dernier. Ses cheveux sont ébouriffés, son visage boursoufflé, par les sanglots peut-être. La jeune femme de 26 ans revient d’Arabie Saoudite. Sa place de domestique dans une grande maison moyennant 200 dollars par mois n’avait rien de l’eldorado promis.

« Dès le début, je travaillais jour et nuit, parfois sans manger. Puis, mon patron a voulu que je couche avec son fils. J’ai refusé. Et ils m’ont violée sous la douche. J’ai fini par m’enfuir lorsque je les ai aperçus en train d’aiguiser des couteaux. » Pour payer ses études d’anglais, Fatouma s’était laissée convaincre par la promesse d’un salaire qu’elle n’a jamais touché.

À Madagascar, l’histoire de Fatouma est loin d’être un cas isolé. Officiellement, elles sont 340 à travailler en tant que domestiques dans ce pays, et près de 1 700 au Koweït. « Petites bonnes maltraitées », « Domestiques abusées », font régulièrement les gros titres de la presse malgache. Mais les vagues retombent aussi vite qu’elles se lèvent.

Responsabilité des autorités

Pourtant la responsabilité de l’État semble directement engagée. « Les agences de placement qui envoient ces filles sans assurer leur sécurité poussent comme des champignons. Elles sont 24 à être agrémentées », se désole Norotiana Jeannoda, président du Syndicat des professionnels diplômés en travail social, qui aide les victimes. Et qui les recense aussi. Au cours des trois derniers mois de l’année 2012, 275 départs vers le Koweït et 110 vers l’Arabie Saoudite ont été enregistrés par l’association.

Les contrats de travail sont tamponnés et donc validés par le ministère de la Fonction publique. Mais leur forme « légale » ne masque pas le scandale, puisqu’ils stipulent : « La durée de travail ne doit pas excéder 15 heures par jour » ; ou encore : « l’employée a droit aux sorties accompagnées de l’employeur, sauf avis contraire de l’employeur »...

« Ces agences créent 1 500 emplois par an. C’est un dilemme pour nous », reconnaît Tabera Randriamantsoa, le ministre de la Fonction Publique. En théorie, les autorités malgaches pourraient facilement se dégager de toute responsabilité dans ces histoires qui prennent trop souvent la forme d’esclavage moderne. Il suffirait de retirer les agréments accordés aux agences pour rendre leurs pratiques illégales ou de ne plus valider les contrats de travail vers les destinations à risque. L’affaire Fatouma a d’ailleurs entrainé la suspension de l’envoi de domestiques au Koweït et en Arabie Saoudite. Pour un mois seulement… Et pas pour toutes.

Liens étroits avec le pouvoir

« Depuis cette décision, il y a quand même neuf filles qui sont parties car leurs dossiers avaient été validés avant », indique Jean Brunelle Razafintsiandraofa, le chef de la police de l’air et des frontières. De même, les « dérogations exceptionnelles » sont régulièrement accordées aux agences qui en font la demande. « Il faut dire que c’est un business lucratif. Les agences reçoivent entre 2 000 et 3 500 dollars par employée envoyée », estime Norotiana Jeannoda.

« Les liens sont étroits entre ces agences et les plus hauts responsables de l’Etat », confie une source ministérielle qui a requis l’anonymat. Au moins un employé du ministère de la Fonction publique est aussi à la tête d’une agence de placement. La première a d’ailleurs été créée dès le milieu des années 1990… par un ancien ministre de l’Économie.

 

 

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Le 23 juin 2013, 00:14 dans Voyage 0

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